tapis blanc tu es là !

November 22, 2016

 

Tapis blanc jour 2 sur mon wonderful Québec City

 

Je rêvais secrètement de me réveiller ce matin et que le peu de neige reçue la veille soit encore au sol, car je n’avais pu en profiter, limitée par une poussée d’arthrite. J’adore l’hiver, mais surtout j’adore courir l’hiver, je trouve que l’air est plus pur et les vents plus vivifiants.

 

0 degré au thermomètre, un corps plus conciliant que la veille, je me suis mise à sourire béatement en prenant mon café. Je savais ce qui m’attendait. Je savais que la première sortie hivernale nous fait toujours retomber en enfance. J’avoue que je m’émerveille facilement,mais moi, ça me fait du bien. Redécouvrir la sensation du bout du nez froid après à peine quelques foulées, la luminosité soudaine dans mon quartier. Je préfère de loin ce tapis blanc au sol, aux espaces de boue impraticables en fin d’automne.

Ma petite routine habituelle, ti-kit d’hiver, gourdes d’hydratation remplies d’eau chaude, j’ouvre mon I-Pod à la recherche de MA toune de la journée, celle qui fait qu’instantanément j’ai le goût de taper dans mes mains et j’ouvre la porte. Je pars toujours heureuse et joyeuse en mode festif. Quand non seulement notre course, mais les préparatifs se font aussi dans le plaisir, on en veut tous les jours, la joie attire la joie. Une fois de plus en ouvrant la porte j’ai eu ce coup de foudre annuel pour ce que je sentais, voyais, respirais et ressentais en cette première course sous la neige.

 

La course hivernale est magnifique, les bienfaits sont triplés, la fierté plus grande avec en prime une féerie absente les trois autres saisons. L’hiver c’est la liberté, on ne court pas pour performer. Moi c’est ma réalité toute l’année, mais avec le froid c’est davantage prioritaire dans chacune de mes sorties. L’hiver j’ai appris à être encore plus douce avec moi-même et j’adore ce sentiment bien équilibré que je ressens lorsque je rentre.  Je suis contente de chacune de mes sorties et je ne compare jamais celles-ci avec un même parcours l’été. C’est la beauté des courses hivernales LA LIBERTÉ prime.  Je ne regarde même pas l’heure de mon départ sur le micro-ondes (rituel, les 3 autres saisons, pour crocheter sur mon plan ma longue sortie) j’y vais eu feeling plus que jamais, car si la batterie de mon -Pod se dé charge plus rapidement au froid, la mienne aussi. Je prends ce que mon corps me donne, point à la ligne ; et je suis bonne envers lui. C’est ma machine à moi, celle qui me propulse, je dois la bichonner. Jamais je ne commence sans réchauffement, c’est un cadeau que je NOUS fais. On fait bien tourner le moteur de sa voiture avant de partir par temps froids, réchauffons la nôtre. Depuis que j’ai compris tout cela, mon bonheur est multiplié en course hivernale. Car au-delà de cette magie particulière les jours de neige, le feeling extraordinaire au retour, l’hiver m’apportent ce respect supplémentaire que j’accorde beaucoup plus facilement à mon corps.

 

C’est la saison parfaite pour retomber en amour. Se laisser guider par la beauté du paysage, sentir avec quelle puissance l’air froid prend possession de nos poumons, s’abandonner totalement au moment présent et au grand privilège qu’il nous est donné de lacer ses runnings et de nous élancer en fusion la plus totale entre la tête et le corps.  Je décroche plus facilement l’hiver, peut-être parce que mes respirations sont plus profondes, mais assurément grâce à cette griserie causée par une liberté encore plus grande qu’à toutes autres saisons. Mon pace: les battements de mon cœur, mon pur bonheur guide mes pas et ma passion c’est ce qui me fait enchaîner si fluidement mes foulées même sur ce sol enneigé.

 

J’ai mes journées plus difficiles aussi, je ne suis pas SuperWoman, même si par moment j’aimerais bien. Mais lorsqu’à chacune de nos sorties on se laisse imprégner durement de tous ces sentiments euphorisants, ils ne sont jamais bien loin les jours ou la porte ouvre moins facilement. Ces jours-là, j’enfile mes vêtements de joggeuse heureuse, je mets mon manteau de la détermination, je porte ma tuque de la persévérance, je couvre mes happy feet d’endurance, lace mes chaussures invincibles avec volonté; et j’affiche mon plus beau sourire, car c’est plus aérodynamique.

À mon retour, je prends le temps de laisser monter cette fierté si méritée et je m’offre en cadeau une longue douche d’ados. Ti-bonheur quand tu me tiens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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