Couleurs, odeurs, saveurs: Bonheur

October 17, 2016

L’automne cette merveilleuse saison. Saison riche en couleur, qui apporte aussi son lot de nouvelles odeurs et personnellement je trouve que c’est la saison parfaite pour apprendre à s’abandonner. S’abandonner dans la course à pied. Les plans d’entraînements sont souvent terminés, rares sont les courses officielles hivernales, à entendre certains courir ils se sont courus après la queue tout l’été, les enfants, les vacances et le training, ont parfois perdus la notion plaisir ; ça ça tue. Je le dis et le répète il faut aimer la course pour pouvoir courir encore, encore, encore et encore.

 

Pas de chrono en vue, oust la montre. Apprenez à courir libre, à vous abandonner au ici-maintenant, pas d’objectif précis, redécouvrez le simple bonheur de mettre un pied devant l’autre, de vous sentir fort, vivant et de sentir son cœur s’emballer, s’entendre respirer et s’émerveiller. C’est là que la magie opère. On dit souvent que le repos fait partie de l’entraînement. Le meilleur repos pour une junkie de la course comme moi est le repos actif. Le voilà ce repos. Le repos du coureur à chrono, le repos des attentes de performances. Car un coureur n’arrête jamais de courir, un coureur court pour mieux vivre, mais vit aussi pour courir

 

La liberté procurer par l’esprit vide au début est presque dérangeante. Constater que le body sait très bien comment faire, l’instinct qui nous dirige au bon endroit, le corps s’ajuste petit à petit sans qu’on ait besoin de le programmer !! Le lâcher-prise sur le contrôle, la délivrance qu’on l’on peut ressentir uniquement à respirer, à sentir et à ouvrir notre esprit à cette légèreté qui va nous faire vivre des sensations jamais ressenties alors. Aucune contrainte dans l’abandon, aucune exigence envers son corps, aucune obligation d’un temps ou d’une distance apporte la merveilleuse dépendance du moment présent. On a même l’impression de revenir un enfant, on se surprend à sourire béatement, à avoir l’impression d’être en fuite car on a aucun compte à ne rendre à personne. Se mettre en mode recevoir plutôt que de donner et il faut apprendre à être gourmand. Prendre des grosses bouchées de bonheur simple et oublier. Oublier tous les soucis, le boulot, le fichu chrono et de grâce répéter au besoin.

 

L’ivresse, l’euphorie et les merveilleux vertiges dont vous aurez permis qu’ils vous habitent, ce sont eux qui vous rappelleront, pourquoi vous courez, en période de doute, en training difficile ou lorsque vous serez simplement  engourdi par le JE DOIS et non le je peux ou je veux. Ces jours de course en mode abandon, faites vous des munitions. Lorsque vous aurez envie de baisser les bras, vous vous souviendrez qu'il ne faut pas abaondonner mais s'abandonner.

Je n’ai jamais rencontré personne qui courait uniquement pour les médailles, le podium et les applaudissements. Car au fond, à chacune de nos foulées nous savons que l’on court pour se sentir fort, fier et vivant. Le reste c’est de l’Extra ! La satisfaction recherchée est personnelle à chacun. Pour ma part, dorénavant mon degré de satisfaction à la fin d’une course se mesure en indice de bonheur. Chaque coureur a son histoire et c’est merveilleux de constater que ce sport est si rassembleur, le fil d’arrivée est le même pour tous mais la victoire est bien personnelle.

 

Tout comme l’automne a son lot de couleurs, les médailles ont toute sorte de saveurs.

 

Courir libre, courir pour soi, courir libre d’être soi. Essayez-le une seule fois !

 

 

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